La traite des Ânesses à l’asinerie de la gentilhommière

Traite des ânesses Dans de nombreuses espèces le lait est disponible dans une « citerne »
réceptrice située sous les acini et ouverte par les tétines.Lors de la traite ce lait est immédiatement libéré par l’émission
d’une hormone: I’ocytocine. Cette hormone est sécrétée par l’animal
sous l’action de certains stimuli: vue du petit, bruits de traite, voix
et conditions agréables…

Chez l’ânesse, il n’y a pas de « citerne » d’où la difficulté à obtenir le lait.
En raison du non-stockage il y a peu de lait à la fois. Il faut traire quatre
à six fois par jour.

J’ai fait le choix de ne pas élever une race d’âne précise, mais d’avoir un
cheptel multi-taille et multi-couleur.

Les ânesses à la traite ont du foin à volonté et un supplément
d’environ 4 kg par jour de ration (cela dépend de la taille des
ânesses).

Quand elles ne sont pas à la traite, elles vaquent sur les 10 hectares de l’exploitation.

En période hivernale, elles bénéficient de foin récolté sur l’exploitation et
d’une ration de céréales germées ainsi qu’un complément adapté à leur
gestation.

Quand les ânons sont séparés de leur mère les jours de traite, ils
bénéficient de foin à volonté et d’un supplément de ration.

La traite peut commencer quand l’ânon a 2 mois minimum.
Cela sous entend qu’il est capable de s’alimenter tout seul.

Le rythme des traites n’est pas quotidien dans un souci de ne pas
perturber la croissance des ânons.

Grâce à la vingtaine d’ânesses présentes au sein de l’asinerie, le lait coule
toute l’année.

Béatrice Barthes en pleine traîte de ces Anesses

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