Cet accessoire hygiénique va rassurer les femmes soucieuses - voire phobiques - de l’hygiène, (c’est à
dire les 9/10ème) et éviter les angoisses que certaines ressentent à posteriori quand elles n’ont pas pris
de précaution.
Un intérêt médical indéniable : au même titre que les serviettes hygiéniques jetables ou les tampons,
URINELLE est un progrès, une nouvelle acquisition pour l’hygiène des femmes. Le contact direct avec un
objet potentiellement souillé est évité, les mains restent propres et sèches ; le dégoût et la peur de la
contamination sont balayés. Munie de son petit étui, libérée de ses craintes et contraintes, la femme se
sentira plus libre et indépendante.
URINELLE va contribuer à limiter la contamination infectieuse.
Celle-ci est difficile à évaluer précisément. Elle est certes moins importante que par voie sexuelle mais
elle est réelle, on le sait. Certains germes, en effet, survivent quelques temps en milieu humide, en
dehors de la peau et des muqueuses. La transmission s’effectue par voie périnéale à partir des selles, des
urines ou autres sécrétions infectées. Des articles ont été publiés sur ce sujet, mettant en évidence des
cas avérés de contamination par le trichomonas vaginalis, les entérovirus responsables des gastroentérites,
le virus de l’herpès, sans parler des petites bêtes fort déplaisantes que sont la gale,
extrêmement contagieuse, ou la phtiriase du pubis, encore appelée “Poux du corps”. L’infection par le
gonocoque est plus rare, car c’est un germe fragile, mais elle a été démontrée.
Grâce à URINELLE, l’interprétation des examens d’urines sera plus fiable.
Lors du recueil d’urines, on demande aux femmes, après s’être nettoyées et rincées, de laisser partir le
premier jet et seulement ensuite d’uriner dans le flacon stérile... sans le faire déborder !
Cela suppose une maîtrise des sphincters concernés - que toutes ne possèdent pas - quelques acrobaties, des doigts
souvent arrosés et un recueil effectué dans de mauvaises conditions.
Par ailleurs, les 28 % de femmes qui urinent en premier lieu dans un récipient plus grand, à l’évidence non
stérile, faussent les résultats qui font apparaître ce que l’on appelle des “souillures”.
En effet, pour affirmer une infection urinaire, il faut la présence d’au moins 100 000 germes.
Chez ces femmes, en supposant qu’elles n’aient pas d’infection réelle, on pourra découvrir mille ou dix mille germes
et des urines troubles, et semer le doute chez le médecin tenté de prescrire des antibiotiques à sa patiente.
URINELLE va jouer un rôle sur l’incidence des infections urinaires.
Cette fois, il ne s’agit pas de contact direct mais d’un mécanisme physio -pathologique indirect.
L’infection urinaire est extrêmement fréquente chez la femme. Rares sont celles qui n’en connaissent pas les
symptômes. La femme éprouve alors un besoin fréquent et impérieux d’uriner, même pour quelques gouttes, une
douleur de type brûlure en urinant et une sensation de gêne quasi permanente dans le bas ventre. Cette infection peut
parfois provoquer une pyélonéphrite, gravissime dans certains cas.
Or pour éviter ou enrayer une infection urinaire débutante, on conseille justement aux femmes de boire
abondamment (environ 1,5 litre/jour), d’uriner régulièrement dans la journée dès qu’elles en éprouvent le
besoin, et surtout de ne pas se retenir.
Cela favorise la stase et la colonisation des germes dans les urines.
Pour les chasser, il faut donc boire et uriner souvent.
On voit tout de suite l’intérêt d’URINELLE pour changer l’attitude de près de la moitié des femmes qui se
retiennent pour éviter les toilettes publiques ou qui se forcent à ne pas boire dans certaines circonstances,
comme les voyages par exemple.
Au-delà de cet aspect pratique évident, URINELLE devrait utilement modifier le comportement mictionnel des
femmes et les encourager à suivre les conseils hygiéno-diététiques essentiels prodigués par la Médecine.
Il faut boire pour faciliter le travail des reins, pour éliminer les toxines, pour ne pas favoriser la formation de lithiases
rénales (responsables de coliques néphrétiques) ou d’infections sans s’être au préalable “retenue” à plusieurs reprises.
Les chiffres sont éloquents.
Ce nouveau calice hygiénique va libérer physiquement et moralement bien des femmes et je pense en particulier à :
- toutes celles qui ne peuvent utiliser les toilettes privées dans la journée,
- celles qui souffrent de cystites et doivent uriner, même pour 3 gouttes,
- celles qui sont gênées par une incontinence urinaire (et elles sont des millions de tout âge) qui se
contraignent à aller souvent aux toilettes pour éviter les fuites lors d’un effort (I.U.E) ou pour répondre aux
besoins impérieux de leur vessie devenue instable (I.U par instabilité vésicale),
- celles qui sont enceintes, amenées à utiliser les toilettes plus fréquemment et dont l’état de grossesse ne
permet pas d’acrobaties
- celles qui sont âgées et n’ont plus la force nécessaire pour rester en flexion,
- et enfin, tout simplement, à celles qui, par besoin ou hygiène, boivent beaucoup.
* Auteur de “Questions de femmes” 1996 et “Les femmes ne sont pas des hommes comme les autres “ 1997
- Editions Odile Jacob
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